Les interventions de David Belliard au conseil de Paris – Décembre 2016

Intervention de David Belliard relative au budget primitif 2017:

Madame la Maire,

Mes chers collègues,

En préliminaire de mon intervention, je me permettrai de souligner que ce nouveau budget nous rappelle d’abord que le volontarisme et le respect des promesses ne sont pas devenus de vains mots.

Ce budget traduit, pour la troisième année consécutive, les priorités sur lesquelles notre majorité municipale a été élue. Ce qui pourrait paraître élémentaire fait malheureusement aujourd’hui figure d’exception dans un monde politique fait de renoncements, de postures et de surenchères qui alimentent la profonde défiance de la population vis-à-vis des responsables politiques.

Dans ce budget, nous réaffirmons les investissements en matière de développement de transports publics et doux, de transition énergétique, de création de logements sociaux. Nous maintenons les dépenses pour assurer la cohésion sociale.

En un mot, avec ce troisième budget de notre majorité, nous continuons d’affirmer une politique volontariste d’investissement.

Nos ressources à ce jour nous le permettent et autorisent au passage, vous l’avez souligné, un recours soutenable à l’endettement. Nous sommes à mille lieues de toutes celles et tous ceux qui, dans la ligne du programme de la droite et du centre et de son candidat, François FILLON, au nom d’une vision idéologique et rigoriste des finances publiques, nous promettent la suppression de 500.000 fonctionnaires, suppression qui devra d’ailleurs être en grande partie portée par les collectivités, et des lendemains d’austérité et de désengagements massifs des pouvoirs publics.

Là où la droite veut casser un des ressorts de l’activité en asséchant l’investissement public ; là où elle veut défaire les services publics et stopper la création de logements sociaux pour se concentrer vers sa seule obsession pour notre ville et notre pays, l’ultra sécuritaire, quitte à agiter des solutions que nous savons inefficaces et inutiles ; là où la droite n’oppose aux enjeux climatiques et environnementaux qu’un lourd silence pendant les débats sur ces primaires, nous soutenons une ville agissante.

Une ville agissante pour nous adapter à un contexte social et environnemental particulièrement difficile. Une ville agissante pour soutenir une activité qui agit pour l’intérêt général. Une ville agissante pour maintenir la cohésion sociale et renforcer les ressources de l’inclusion et de l’accueil des plus fragiles.

Cette politique est d’autant plus ambitieuse qu’elle se déroule dans un contexte de fortes contraintes. La baisse des dotations qui saigne à blanc les collectivités, la dette de l’Etat vis-à-vis de notre ville ou encore une présidente de Région qui assèche le tissu associatif francilien et refuse de prendre ses responsabilités pour l’intérêt collectif, comme nous l’avons vu une nouvelle fois lors du récent pic de pollution que la France et notre ville ont connu ces derniers jours.

Notre groupe est acteur dans cette politique volontariste et se félicite de la poursuite des mesures en faveur des plus fragiles, avec la continuité de la mise en œuvre du pacte de lutte contre la grande exclusion, la modernisation des établissements de santé ou encore de notre politique en direction des personnes en situation de handicap.

Nous agissons ici pour une métropole qui doit permettre à chacune et à chacun d’y vivre et d’y travailler pleinement, tout comme nous poursuivons nos efforts pour construire une ville durable et résiliente face aux nombreux défis climatiques et environnementaux que nous affrontons.

En 2017, nous aurons un nouveau Plan Climat Air Energie, 70 écoles bénéficieront du contrat de performance énergétique, la deuxième phase du plan antipollution entrera en vigueur, de nouvelles pistes cyclables vont être créées, le bouclage du tramway T3 et le prolongement de la ligne 14 vont se poursuivre, tandis que de nouvelles ressourceries et une Maison de l’E.S.S. vont être créées.

Bien entendu, tout cela n’est ni exhaustif, ni parfait. J’insisterai ici plus particulièrement sur un point de vigilance, à savoir la gestion des ressources humaines et le dialogue social à la Ville. Si notre majorité poursuit une politique ambitieuse dans différents domaines tels que l’urbanisme, la voirie, la végétalisation ou encore le budget participatif, cette multiplication des projets a pour effet de solliciter les agents de la Ville. Or la politique de stabilité des effectifs, qui par redéploiement ne crée des emplois nouveaux que pour les nouveaux équipements, entraîne parfois des surcharges de travail qui nous préoccupent.

Je profite de mon intervention pour rappeler l’extrême vigilance de notre groupe pour que les agents puissent remplir leur mission dans de bonnes conditions et plus largement pour que nos nouvelles formes de modalité de travail puissent être expérimentées. C’est d’ailleurs le sens du vœu que nous déposons sur le développement du télétravail, qui a ce double intérêt de répondre à l’attente de certains agents et d’en améliorer les conditions de travail tout en répondant aux problématiques de circulation et de pollution.

Je laisserai mes collègues Jérôme GLEIZES, Sandrine MÉES et Aurélie SOLANS développer mes propos et présenter les différents vœux et amendements que nous déposons dans les différents domaines que vous nous savez chers comme l’éducation, le social, la solidarité, la défense de l’environnement ou la lutte contre la spéculation immobilière.

Intervention de David Belliard relative à l’adoption du Plan de l’Habitat modifié:

Madame la Maire,

Mes chers collègues,

On nous propose ici de modifier notre Plan local d’habitat suite au vote de la loi « Egalité et citoyenneté », qui change le cadre légal d’application du surloyer.

En préliminaire de mes propos, permettez-moi de donner deux exemples pratiques pour remettre les choses en perspective : le premier, c’est que dès la catégorie PLUS, les foyers assujettis aux surloyers sont considérés comme aisés par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, le CRÉDOC, soit grosso modo appartenant à une catégorie de ressources autour de 2.300 euros pour une personne seule et 5.400 euros par mois pour une famille de quatre personnes. Bien sûr, ces revenus doivent être vus par rapport au coût de la vie à Paris, qui est 9 % plus élevée que dans le reste de la France, en moyenne, mais cela nous donne un ordre d’idée.

Deuxième exemple, qui concerne les foyers en P.L.S. assujettis aux surloyers, je donnerai un seul chiffre : 7.000 euros, soit le niveau de ressources mensuelles de déclenchement du surloyer pour un couple avec deux enfants. Il est intéressant de constater que ce chiffre correspond au seuil de richesse fixé par le même CRÉDOC, pour un foyer de cette composition. On est donc, quand même, bien loin des 1.700 euros de revenus médians français.

Ces chiffres illustrent bien pourquoi pour nous le surloyer est utile pour renforcer l’équité dans le parc social. En se déclenchant lorsque les ressources du foyer dépassent de 20 % le plafond, il demande aux locataires plus aisés un effort de solidarité, mais c’est aussi un mécanisme qui s’ajuste progressivement aux évolutions de leurs revenus et leur permet de rester dans leur logement, même s’ils ne pourraient plus y avoir accès dans les mêmes conditions.

Rappelons qu’en plus de cela, quoi qu’il arrive, la somme payée chaque mois entre le loyer et le surloyer ne peut dépasser 30 % des ressources du foyer, soit bien en deçà de ce que dépense la grande majorité des Parisiennes et des Parisiens pour se loger.

Ces premières remarques étant posées, revenons au projet de modification de notre P.L.H. Rappelons d’abord qu’il est proposé avec un objectif de mixité sociale, en permettant aux classes moyennes de rester dans les quartiers populaires. Comme tous les groupes de la majorité, nous souscrivons à cet objectif, mais plusieurs éléments nous posent problème. D’abord, le surloyer a un vrai rôle à jouer dans l’accès au logement social. Nous connaissons tous les problèmes de fluidité du parc. Cette faiblesse du taux de rotation des locataires empêche les foyers qui en ont besoin à un moment de leur vie d’accéder à un logement. De fait, le fonctionnement actuel du parc social fige encore les renouvellements de population et c’est un problème. Le surloyer doit donc être maintenu, car il contribue au renouvellement des habitants du parc social quand ils voient leur niveau de vie évoluer de manière conséquente.

Ensuite, permettez-moi de douter de l’idée selon laquelle les classes moyennes resteraient dans leur quartier seulement dans le cas où le niveau actuel de leur surloyer serait maintenu. Aucun élément tangible ne valide cette thèse de fuite des classes moyennes pour une hausse moyenne de 100 euros du montant de leur surloyer. En effet, le logement social reste et continue d’être très attractif, puisque même avec un surloyer, les loyers restent bien en deçà des prix du marché locatif privé.

Pour améliorer la mixité sociale, il faut donc agir sur d’autres leviers, avec un objectif : combattre l’éviction des plus pauvres hors des frontières de notre ville, car ce sont d’abord eux qui souffrent de la hausse des prix. Notre objectif est double : permettre aux classes populaires et très populaires de rester à Paris et maintenir les classes plus aisées dans les quartiers populaires.

Pour cela, deux mots : régulation et attractivité. Tout d’abord, il faut réguler le parc privé afin que les prix des loyers baissent. L’encadrement des loyers est une avancée importante et les Parisiennes et les Parisiens doivent être informés de leurs droits. C’est d’ailleurs tout l’enjeu de l’amendement budgétaire que nous avons défendu pour le maintien des subventions de la Ville.

Ensuite, il faut cesser de créer du bureau et des hôtels, et faisons le choix radical du logement pour les mètres carrés qui sont inutilisés dans la capitale, car c’est la priorité et l’urgence majeure. C’est l’objet du vœu que nous avons déposé à ce Conseil.

Enfin, améliorons l’attractivité des quartiers populaires en investissant dans les services publics, le cadre de vie et les écoles, seules à même de garantir une mixité sociale dès l’enfance et de ne pas créer de stratégie d’évitement de certains établissements. Là encore, nous avons déposé, depuis le début de la mandature, de nombreux vœux dans cet esprit.

Pour conclure, mes chers collègues, nous pensons que cette modification ne répond pas à notre objectif commun de mixité sociale, et c’est pour toutes ces raisons que nous voterons contre cette délibération.

Les interventions de Joëlle Morel au Conseil de Paris – Décembre 2016

 

Intervention Joelle sur DU 377 – Chemin Vert

Conseil de Paris – Décembre 2016

Madame la Maire,

Mes chers collègues,

Ma prise de parole sur cette délibération sera brève.

Premier point, sur ce projet aussi, nous sommes au cœur d’un ilot déjà bien dense, à quelques  centaines de mètres du TEP Ménilmontant, mais surtout du futur projet prévu sur son emprise, qui densifiera encore le quartier, et dont nous avons bien parlé lors d’un conseil récent. Nous maintenons évidemment notre position, ces projets sont trop intenses, et ne participent pas, à notre avis, à apaiser Paris et ne répondent pas aux attentes des habitants.

Là encore en tant qu’élue dans le 11e aux espaces verts et à la biodiversité, je regrette que ce morceau de parcelle, occupé actuellement par 18 boxes de parking ne soit pas récupéré pour créer un espace vert supplémentaire pour les habitants de ce quartier.

Deuxième point, je souhaite revenir sur le processus de transformation et de construction sur  cette parcelle.

Lors du dernier conseil de quartier Belleville Saint Maur, qui s’est réuni exceptionnellement dans une école très éloignée de l’avenue de la République, un groupe important de propriétaires de cette parcelle s’est déplacé pour exprimer un certain nombre de réserves concernant la construction de ce nouvel immeuble par Paris Habitat.

La plupart des interventions de ces personnes ne remettaient en cause ni la construction de la crèche, ni les logements sociaux, mais venaient dénoncer l’absence d’information et de concertation avec  la ville, mais aussi l’omission du promoteur immobilier qui ne les avait pas informés de la construction en fond de parcelle  de ce nouvel immeuble.

En tant qu’élue municipale, conseillère de Paris,  je suis, comme vous,  élue pour être au service  de l’ensemble des parisiens et parisiennes : être à l’écoute des locataires et des propriétaires.

Nos mandats d’élus nous donnent la responsabilité de contribuer, dans la mesure de nos moyens, à anticiper et réduire les tensions, régler les conflits.

Notre ville nous appartient à tous, c’est une idée de base fondamentale dans la pensée écologiste de l’urbanisme.

Construire sans concertation et sans essayer de créer un consensus avec les habitants, qui seront, je le rappelle, les premiers concernés, ça n’est pas la vision que nous avons du développement de Paris, et ce n’est pas une manière de réduire les tensions entre habitants.

Nous nous abstiendrons donc sur cette délibération.

Intervention Joelle sur DU 327 – Vaucouleurs

Conseil de Paris – Décembre 2016

Madame la Maire,

Mes chers collègues,

Ce Conseil est encore l’occasion d’adopter de nombreuses délibérations concernant la construction de logements sociaux.

Vous le savez, le Groupe Écologiste milite depuis toujours activement pour la progression du parc social à Paris, notamment dans les arrondissements qui sont déficitaires, afin qu’ils atteignent progressivement le taux de logements sociaux requis par la loi.

Mais cet accord général de fond continue de se heurter sur des projets en particulier.

Paris a des objectifs de création de logements très ambitieux, que nous avons portés depuis de nombreuses années déjà.

Mais ces efforts de construction doivent avoir avant tout un objectif : ils doivent améliorer et conforter la qualité de vie des parisiens. Cette position de principe soulève la question suivante : sommes-nous vraiment obligés de construire partout, même dans des lieux déjà très denses, si nous estimons que cela impacte la qualité de vie des parisiens ?

En l’occurrence, le projet de construction présenté dans cette délibération est situé dans un quartier déjà très dense, ce qui peut parfois être source de problèmes unanimement déplorés.

Un plan climat est prévu sur ce groupe, et nous l’avons voté des deux mains.

Mais nous ne partageons pas la nouvelle ambition portée par HSF pour cet ilot, qui nous apparait concordante avec la volonté que nous rejetons de « rationnaliser » chaque espace libre.

Selon HSF, « la construction en cœur d’ilot apportera une réelle amélioration du cadre de vie existant grâce au réaménagement du hall de la rue Morand qui sera traversant entre la rue et le jardin permettant un accès favorisé pour les locataires existants vers le jardin, ce qui n’est pas le cas actuellement ».

Nous trouvons cette idée de créer un accès vers le jardin très bonne, et y sommes tout à fait favorables. Mais l’ilot en question comprend déjà 60 logements, est-il vraiment raisonnable d’en ajouter encore ?

Ensuite, ce cœur d’ilot libre est, selon HSF, « peu qualitatif et inutilisé par les locataires existants, à cause d’un accès peu approprié et un traitement ne valorisant pas l’espace ». Nous constatons que si cet espace n’est pas utilisé, ce n’est pas car les habitants ne le veulent pas, mais parce que le bailleur n’a pas jugé utile de le rendre accessible.

La logique choisie par HSF est donc de dire : puisque l’espace n’est pas accessible, alors comblons-le !

Mais pourquoi ne pas voir la situation dans l’autre sens ? Au lieu de combler cet espace vide, pourquoi le bailleur n’essaye pas de le valoriser afin de le rendre accessible et agréable pour les locataires, au lieu d’y construire des bâtiments ?

Le quartier, pour 27 000 habitants et 37 hectares ne possede qu’un petit square de 1 750 m² ! Ce qui fait qu’évidemment le square en question est très souvent sur-occupé, les agents de la DEVE  le décrivent eux même comme un square surpeuplé !

Les Parisiens ont un besoin viscéral d’avoir accès à davantage d’espaces verts, de plus d’espace tout court.

Nous redisons ici notre opposition à des choix d’urbanisme qui grignotent les quelques espaces de respiration qui existent encore au cœur de quartiers denses.

Ces espaces sont une chance. Nous voulons qu’ils soient exploités et qu’ils puissent bénéficier aux habitants, au lieu d’être « optimisés » à tout prix.

Alors, je vous le demande encore une fois : réservons  les quelques arbres, les jardinières, les espaces verts qui existent, pour les habitants, qui sont en demande, mais aussi car ils permettent  une infiltration de l’eau et qui permettent de lutter contre  les ilots de chaleur.

Par ailleurs, il serait logique que les 200m² de toitures végétalisées prévues accueillent un projet d’agriculture urbaine, comme je l’ai déjà dit en conseil d’arrondissement.

Pour terminer, je le redis sur ce projet, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire ici pour d’autres : faisons attention lorsque nous ajoutons de la densité, réfléchissons bien aux conséquences sociales, et environnementales, et sur la qualité de vie des parisiens. 

Pour nous, ce projet est une nouvelle fois inadapté avec les besoins et les attentes des habitants de ce quartier. Nous voterons donc contre cette délibération.

DAE  25 et 27 Marche de la création  Bastille

Conseil de Paris – Décembre 2016

Deux délibérations traitent des marchés de la création : celui  d’ Edgar Quinet et celui  de Bastille.

Nous avions déjà évoqué  l’organisation ces deux marchés au début de mandature  en  novembre 2014.  J’avais demandé alors qu’une information et une concertation  soient engagées avec les artistes sur les conditions  pour pérenniser le marché Bastille  puisque  celui-ci  connaissait une fragilité économique . Malheureusement, l’activité ne s’est pas améliorée depuis.

A cette difficulté du marché Bastille ,  cette  délibération nous demande aujourd’hui  d’approuver  le nouveau règlement  mais surtout  une augmentation  des droits de place des exposants :  une revalorisation  des tarifs des droits de place des exposants  des marchés de la création de 10% pour les abonnées  et de 40% pour les volants.   Les volants sont  les artisans et les artistes qui ne veulent pas , ne peuvent pas,  en raison de leur grande précarité  s’engager à venir  régulièrement sur le marché. Cette augmentation des tarifs est pour eux  trop lourde.

Ces deux délibérations  crispent  les relations entre la Ville et le marché Bastille   puisque  aujourd’hui une pétition circule  qui exprime  la crainte  des exposants  actuels  de voir disparaitre le marché Bastille . La situation économique  d’un grand nombre  d’ artistes et artisans  à Paris  est préoccupante. Nombreux sont celles et ceux qui  n’ont pas assez de ressources pour avoir un atelier à Paris , ni même en banlieue. Ils travaillent donc  chez eux et ont peu d’occasion pour donner à voir leur travail.  Le marché est une des rares possibilités de vendre  leurs œuvres.

A l’heure ou la ville de Paris   s’est engagée sur la réaménagement des places  en en particulier celle de la Bastille, ou nous proposons la mise  en place de collectif  pour penser , imaginer, organiser  des  nouveaux usages  éphémères sur les places ,   je souhaite au nom du groupe Europe Ecologie  que ce marché,  puisse être partie prenante  de l’aménagement de la place et de ses alentours .  Un travail  de concertation avec  le marché de la création est indispensable pour  leur redonner confiance et pour   redynamiser  son activité. Prendre en compte par exemple  leur demande concernant l’élaboration d’une  signalétique et d’une communication  pour donner plus de visibilité  serait une première étape.

Cette nouvelle perspective  redonnerait   vie et force à ce marché qui fonctionne  correctement à Edgar Quinet  dans le 14ème , pourquoi pas à Bastille ?

Dans l’attente  d’une meilleure concertation , le groupe écologiste s’abstiendra sur ces deux  délibérations

 

Pour une stratégie de réduction des déchets à long terme

Retrouvez ci-dessous l’intervention de Joëlle Morel relative à la stratégie Zéro Déchets lors de la séance du Conseil de Paris du mardi 16 février 2016 :

 » Je souhaite à la fois saluer le Plan renforcement de la propreté et la stratégie zéro déchet que la Ville met en place mais aussi réaffirmer que l’objectif est de  fabriquer moins de déchet. Il faut donc qu’en amont, la Ville de Paris s’engage aussi à accompagner toutes celles et tous ceux  qui travaillent à la réduction de la production de déchets.

Tout ce que l’on ne peut pas réutiliser, tout ce que l’on ne peut pas composter, ni recycler, alors l’industrie ne devrait pas le fabriquer. C’est aussi cet objectif qui doit être popularisé auprès de toutes et tous, à tous  les niveaux de la société.

La Ville de Paris peut être moteur pour développer, favoriser le pari de l’éco-conception  qui a pour but de réduire la production de déchets. La démarche de l’éco-conception est  de tenir compte dès l’amont, de l’impact environnemental  du projet durant l’ensemble de son cycle de vie. C’est s’interroger sur les matériaux utilisés, sont-ils renouvelables ou pas ? De l’efficacité énergétique, de la consommation d’eau du produit, de l’ensemble du processus de fabrication…

Plusieurs pistes peuvent être  entreprises auprès des entrepreneurs, des commerçants, de manière transversale :

  • Développer des formations auprès des entrepreneurs locaux  parisiens,
  • Donner des critères de choix et d’évaluation aux responsables des achats dans les entreprises locales, aux grossistes, aux distributeurs, aux commerçants
  • Populariser les démarches d’éco-conception aux citoyens pour leur permettre d’orienter leurs choix de consommation
  • Communiquer sur le combat contre l’obsolescence programmée en développant  dans les arrondissements des espaces de réparations : repair cafes, fablabs
  • Favoriser le partage des savoirs, des techniques de fabrication  et des données et développer l’opensource, qui rend potentiellement  la réparation d’un objet plus facile.

Et bien  évidemment, la Ville par ses propres achats peut créer un effet d’entraînement.

Je souhaite également mettre l’accent  sur l’importance  de mettre en place  des opérations exemplaires qui peuvent être lancées rapidement pour y associer le maximum de Parisiens. Je n’en citerai que quelques-unes, à coté de celles qui sont présentées dans la communication de Mao Peninou :

  1. La mise en application de la  loi pour interdire les sacs plastiques a encore une fois été reportée. De nombreux Parisiens et Parisiennes sont pourtant prêts à s’engager dans cette démarche. La Ville de Paris pourrait être exemplaire en ce domaine. Une action populaire, participative, efficace visuellement apporterait une grande satisfaction à nos concitoyens.
  2. Antoinette Guhl a initié une politique de développement des composts de proximité.  Je me fais ici le relais de tous ces habitants qui souhaitent se mettre  au compostage. Ils veulent passer à l’action. Nous avons là une belle opportunité à saisir.
  3. Pour terminer je citerai une action envers les commerçants. Avec la SEMAEST, je travaille  à l élaboration de la nouvelle économie de proximité. Nous avons initié, il y a quelques mois la première boutique Bio coop  zéro emballage , 100% vrac.  Cette boutique a eu  beaucoup de succès. Le succès de cette expérimentation   va permettre dorénavant une accélération de l’accompagnement de commerçants dans cette démarche.

L’eco-conception associé à des gestes responsables, des écogestes au quotidien, sont le meilleur moyen pour avancer le plus rapidement possible  vers une ville durable, vers un Paris durable. De nombreux Parisiens et Parisiennes sont prêts. À nous, élu-es  d’être réactifs pour leur donner la possibilité d’agir vite ! « 

Réforme du statut de Paris

Ce lundi 15 février débutait le Conseil de Paris avec la discussion sur la réforme du statut de Paris. Le groupe écologiste a soutenu cette réforme proposée par la Maire, « utile et attendue » pour des raisons « de rééquilibrage, d’égalité et d’efficacité ». Retrouvez ci-dessous l’intervention de David Belliard.

« Madame la Maire, mes chers collègues,

La réforme du statut de Paris que vous nous présentez, vous le savez, est une réforme que nous appelions depuis longtemps de nos vœux. Pour des questions de rééquilibrage entre les arrondissements d’abord, de plus grande égalité entre les Parisiennes et les Parisiens ensuite, notamment en terme de représentation dans la vie démocratique locale, et enfin d’efficacité et de qualité des services publics. Ces trois points (rééquilibrage, égalité et efficacité) constituent une vision cohérente, nécessaire mais pas suffisante, d’une ville qui assure l’égalité dans le traitement de ses habitantes et de ses habitants.

Et même si l’agenda contraint, agenda d’ailleurs dicté par le calendrier parlementaire, n’a pas permis de poursuivre complètement la réflexion sur tous les sujets, et qu’il n’a pas non plus permis de consulter les habitants et les habitantes, cette réforme du statut de notre Ville, telle que vous la présentez à notre conseil, est utile et attendue.

D’abord, et je le disais en introduction, pour une question démocratique. Vous l’avez rappelé, le déséquilibre dans la représentation au conseil de Paris entre les arrondissements, pose problème. Il n’est pas normal que les électeurs et les électrices ne soient pas également représenté-es au sein de notre Assemblée. Tout comme les inégalités démographiques entre les arrondissements de la capitale posent question. Avec un rapport de 1 à 14 entre le 1er et le 15ème arrondissement, nous avons des entités qui présentent des problématiques de gestion et des questions de politique territoriale très différentes, qui ont notamment pour conséquences la production d’inégalités dans l’accessibilité et la qualité des services publics municipaux. D’ailleurs, l’avis du Conseil Constitutionnel du 16 mai 2013 considère que la réforme électorale aurait dû aller plus loin que celle qui nous est ici proposée. Toutefois, notre groupe votera ce qui constitue pour nous un premier pas via le regroupement des 4 arrondissements centraux. Même s’il ne va pas pour nous assez loin, ce scénario a pour avantage, si on s’en tient au précédent résultat des élections municipales, de ne pas modifier les équilibres politiques au sein de notre Conseil. J’entends d’ailleurs à ce sujet l’opposition qui vient nous dire que l’élection au suffrage universelle direct du ou de la Maire de Paris serait au cœur des préoccupations des parisiennes et des parisiens. Quelle blague. C’est surtout la préoccupation de la droite parisienne, qui continue à vouloir faire croire que notre majorité est minoritaire en voix sur la capitale. Il suffit de savoir compter pour constater que tout cela n’est qu’au mieux un déni démocratique, au pire un mensonge. De la même manière, alors que la demande de faire respirer la démocratie est forte, que le besoin de plus de local, plus de démocratie de proximité, plus de représentation de la diversité des points de vue politiques au sein des institutions s’exprime, vous voulez inviter dans notre Ville tous les travers d’une cinquième république qui, manifestement, arrive à bout de souffle. Nous avons la chance d’un suffrage indirect, qui part des arrondissements, et qui permet une représentation de l’opposition (cela serait même amélioré avec la réforme du statut). Ne cassons pas ce système au profit d’un suffrage direct de la Maire de Paris qui éloignerait le pouvoir, et étoufferait les diversités politiques territoriales.

Un point en outre sur la fusion département / Ville, fusion d’ailleurs essentiellement technique tant la gestion de fait lie les deux entités. Il est toutefois pour nous essentiel que les personnels de la Ville soient au cœur de la réflexion sur cette fusion. Sur cette question, nous l’avons déjà exprimé à plusieurs reprises, notre groupe sera particulièrement attentif à ce que notre Ville, quel que soit son statut, maintienne sa participation à la solidarité territoriale en participant à la péréquation nécessaire pour renforcer la solidarité entre les territoires et assurer ainsi un nécessaire rééquilibrage. À ce titre, l’implication financière de notre Ville à la métropole du grand Paris ne doit en aucun cas être affectée par cette modification. Plus largement, notre groupe est favorable à une réflexion visant la suppression des départements au sein de la métropole, pour favoriser notamment la transfert des compétences sociales à la Métropole permettant ainsi d’aller plus loin dans la réduction des inégalités territoriales.

Enfin, reste la question importante de la répartition des compétences entre l’Etat et notre Ville d’une part, et la mairie centrale et les arrondissements d’autre part. Comme vous, nous souhaitons que notre Ville rentre dans le droit commun, et que s’ouvre une nouvelle page des relations entre le pouvoir central et Paris. Nous sommes donc satisfaits sur les propositions d’évolutions en matière de répartition des compétences entre l’État et la ville, qui devraient permettre de mieux mettre en œuvre les mesures du programme pour lequel une majorité de Parisiennes et de Parisiens nous ont élues : autorisations de manifestations culturelles ou sportives sur la voie publique, contrôle du stationnement, renforcement des pouvoirs municipaux en matière de lutte contre l’habitat indigne et insalubre, police des baignades, titres d’identité et surtout, les mesures de gestion de l’intégralité de la voie publique de la capitale. Dans un contexte de lutte contre la pollution de l’air et de transformation de notre Ville, il faut simplifier la gestion pour ainsi mettre plus facilement et plus rapidement en œuvre des mesures aussi importantes que la journée sans voiture ou encore la reconquête des berges de Seine. Ces nouvelles répartitions de compétences devront bien évidemment s’accompagner de transferts de personnels et de moyens pour pouvoir les assumer, au niveau de la mairie centrale mais aussi le cas échéant, des arrondissements. Nous y seront attentifs.

Je laisserai mes collègues, Jacques Boutault et Anne Souyris développer notre analyse de la gestion de notre ville, notamment au niveau de ses arrondissements et de la nécessaire amélioration de l’accès aux services publics. Notre groupe votera favorablement aux trois vœux qui nous sont proposés.

Je vous remercie. »

Retrouvez toutes les interventions du groupe écologiste sur le site du groupe.

Hommage aux victimes du 13 novembre 2015

Intervention d’Anne Souyris et David Belliard en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre

Conseil de Paris – 16 novembre 2015.

 

Vendredi soir, pour la deuxième fois cette année, le terrorisme a frappé notre ville. Il a touché plusieurs quartiers, au hasard de celles et ceux qui passaient par là : nos voisines, nos voisins, nos collègues et, parfois, nos amis ou notre famille. Avec un bilan effroyable : plus de 130 morts, des centaines de blessés, des habitants meurtris et choqués.

Malgré la détermination des terroristes, les forces de l’ordre, les pompiers, les services de la Ville, les personnels soignants ont, pendant cette terrible nuit, effectué une nouvelle fois un travail exemplaire. Leur mobilisation et leur professionnalisme sont la fierté de Paris, tout comme la solidarité dont ont fait preuve spontanément les Parisiennes et les parisiens toute la nuit : qu’ils et elles en soient infiniment remerciés.

C’est d’abord aux victimes, à leur famille et à leurs proches que nous pensons et à qui nous adressons toutes nos condoléances, notre affection et notre solidarité dans cette épreuve. Il nous faut tout faire pour faciliter l’information, guider, accompagner, écouter les chocs et l’incompréhension.

Vous avez décidé, Madame la Maire, une série de mesures pour faciliter cette information et accueillir celles et ceux qui en ont besoin, notamment dans les mairies du 10e et du 11e arrondissement, et nous nous en félicitons.

Ce lendemain, c’est aussi celui de l’identification des responsables et de leurs complices. Le Président de la République a décrété l’État d’urgence. Si cette décision ne doit perdurer que le temps réduit de la menace, c’est pour nous une mesure justifiée dans ce contexte exceptionnel. Tout doit être mis en place pour que celles et ceux qui ont participé, de près ou de loin, à ces attentats, soient trouvés, jugés et condamnés.

Cette situation nous oblige à une très grande responsabilité. L’unité qui est la nôtre ce matin, et qui fait honneur à notre Conseil, traduit notre volonté sans faille de dépasser cette épreuve et de répondre, vite et efficacement, aux risques auxquels nous sommes confrontés.

Mais cette responsabilité, notre responsabilité collective, c’est aussi de nous prévenir de prochaines menaces. Face à la violence sans limite, la réaction d’une démocratie est particulièrement complexe à mettre en place si on la veut digne, efficace et en lien avec les valeurs qui en constituent les fondements. Pour certains, la tentation est grande de sombrer dans la recherche de “bouc émissaire” ou d’appeler au “tout sécuritaire” et d’étouffer les libertés individuelles. Tout cela serait nier ce qui est constitutif de notre fonctionnement démocratique.

Une fois en place les actions de sûreté, viendra le temps de la prévention, du lien social à retisser et à vivifier, et donc le temps des débats. Ne le fuyons pas. Car quoi de plus fort face à la menace que de faire vivre cette démocratie à laquelle nous tenons ? Notre capacité à continuer le débat, c’est l’une de nos principales armes contre la tentation du vote extrême et nationaliste qui nous mènerait dans l’impasse. Car ne nous y trompons pas : ces attentats ne menacent pas simplement notre ville, mais bien toute notre démocratie.

 

Les terroristes n’ont pas frappé au hasard. Ils ont touché des quartiers où se mêlent des gens de toute culture et de toute origine sociale, ils ont choisi des lieux où la liberté et la tolérance se vivent plus qu’elles ne se commentent, ils ont choisi celles et ceux, souvent très jeunes, qui font le choix de la vie et de l’ouverture à l’autre et au monde. C’est cette ville ouverte et généreuse qui a été frappée, cette ville que nous aimons mais que les morts et les blessés de vendredi dernier nous ont rappelé si fragile.

Ces terroristes veulent que nous cédions à la peur et à la violence aveugle. Ils ne veulent rien d’autre que d’étouffer la liberté et les désirs de convivialité et de futur meilleur. Leur projet, c’est de nous enferrer dans la vengeance et l’obscurantisme. Notre combat, c’est de préserver les libertés et la solidarité.

Cette violence renforce notre détermination à prendre soin de toute vie, de toute pensée libre, de toute ébauche de solidarité, de toute joie possible. Comme toutes les autres capitales déjà affectées par des attaques terroristes, Paris ne doit pas s’arrêter de vivre. A l’aveuglement des tenants de la haine, nous ne cesserons d’opposer le courage de la diversité et notre détermination à défendre la paix. Nous continuerons à défendre des villes multiculturelles, multiconfessionnelles et pour lesquelles la convivialité ne se résout pas à l’entre soi.

Nous sommes aujourd’hui dans une situation grave qui nous oblige. Depuis vendredi soir, Madame la Maire, avec les Parisiennes et les Parisiens, vous agissez sans faille pour notre Ville.  Nous comptons sur vous, et vous pouvez compter sur nous, pour continuer le travail que nous menons ensemble, et oser repenser et renforcer notre contrat social avec comme ambition celle de prévenir les replis, les peurs et les haines, autrement dit l’ambition de redonner la confiance, d’offrir un idéal où toutes et tous se retrouvent, et l’espoir.

Nous vous remercions.

Le Plan Alimentation durable : objectif de 50% de produits durables d’ici 2050

Au dernier conseil de Paris, un Plan d’alimentation durable ambitieux a été adopté. Présenté par Célia Blauel, adjointe écologiste en charge de l’environnement et de l’alimentation, ce plan a pour objectif d’augmenter à 50 % la part de produits issus de l’alimentation durable d’ici 2020.

David Belliard, conseiller de Paris et du 11ème arrondissement, et co-Président du groupe des éluEs écologistes de Paris, a présenté un vœu pour proposer un repas végétarien par semaine dans les cantines parisiennes, ainsi qu’une proposition végétarienne au quotidien dans les structures de restauration collective gérée par la Ville.

« Manger moins de viande, c’est bon pour la santé et c’est bon pour l’environnement, l’élevage étant responsable de 20 % des émissions de gaz à effet de serre », a déclaré David Belliard.

« Nous voulons donner le choix aux agents de la ville, aux personnes âgées et aux petits parisiens, en proposant des menus végétariens, bons et de qualité ! ».

Le vœu, comme le plan alimentation, ont été adoptés par le Conseil de Paris.

Retrouvez le plan alimentation durable ICI et le vœu sur les menus végétariens ICI.

Budget supplémentaire 2015 : les propositions des écologistes

Intervention de David Belliard relative au budget supplémentaire 2015 – Conseil de Paris du 29/06/15

  » À la suite de mon collègue Jérôme Gleizes, je vais dans cette seconde partie d’intervention m’attacher à présenter la contribution du Groupe écologiste de Paris à ce Budget supplémentaire. Une contribution qui, je le dis d’emblée, articule la responsabilité dont nous faisons preuve dans cette période de contraintes budgétaires à la volonté de répondre au mieux aux missions de la Ville qui nous semblent essentielles. En un mot, et je crois que sur ce point, nous ne pourrons qu’être d’accord, nos contributions et propositions sont sobres et équilibrées.

Avec tout d’abord la volonté de répondre à une urgence, celle qui nous a occupé ces dernières semaines et qui nous a permis d’apporter des premières réponses pour les exilés présents dans notre Ville. C’est le sens de l’amendement que nous avons déposé pour demander de renforcer l’accompagnement des réfugiés. En effet, pour proposer des solutions pérennes, dignes et efficaces, il faut renforcer les moyens pour les maraudes sociales et l’accès à l’information et aux droits. Ces missions sont en partie celles de notre collectivité, et il nous faut en assurer un financement conséquent.

Ensuite, nous vous proposons d’ajuster légèrement à la hausse les budgets d’associations et organisations, soutenues par notre municipalité mais qui dans le contexte économique et social difficile actuel, qui font face à des difficultés importantes. Et cela alors même qu’elles proposent des actions essentielles et remarquables sur le territoire parisien. Ainsi, je pense notamment à l’Institut kurde, lieu absolument unique et qui je le sais, Madame la Maire, vous est particulièrement cher. Nous devons le préserver et je suis heureux de constater qu’une subvention supplémentaire sera proposé au vote de notre conseil de Septembre. Ensuite, l’association L’Onde et Cybèle, qui produit deux festivals de grandes qualités et appréciés par un large publique, mais aussi Fairplylist, qui défend un modèle de création alternatif, essentiel dans un marché dont la valeur générée ne cesse de se concentrer sur quelques grands acteurs internationaux, au détriment d’une création et d’une diffusion indépendante. Toujours dans le domaine culturel, je pense à l’association le FELIPE, organisatrice d’un festival du livre écologique et qui se doit d’être soutenue en particulier l’année où nous allons accueillir la COP 21. Enfin, nous proposons un amendement pour l’ADIL, qui joue un rôle précieux de conseil auprès du public en matière de logement et qui rencontre d’importantes difficultés financières.

Enfin, mes chers collègues, nos deux dernières contributions relèvent de la bonne gestion des finances publiques, au travers de deux vœux. L’un demandant un état des lieux de la publicité à Paris afin de permettre, lorsque la publicité ne peut être supprimée de notre espace public, d’accroître sensiblement les redevances liées à cette activité. Le second proposant de financer une étude afin d’accompagner la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris par un audit sur le renouvellement du parc automobile et le bilan énergétique des centres de secours de la BSPP. La réalisation de ce vœu est une étape de la transition écologique dans laquelle nous sommes engagés et permettrait de faire des économies dans le futur.

Je vous remercie. »