Le Conseil d’arrondissement du 28 novembre 2016

Durant le Conseil d’arrondissement du 28 novembre dernier, vos élu-e-s écologistes ont pris position pour défendre leur vision d’un 11e arrondissement apaisé et solidaire.

De ce fait, David Belliard s’est exprimé sur le sujet de la modulation des surloyers. Ce sujet complexe constitue une dimension primordiale de l’équité sociale.

Avant de se prononcer sur la question, David Belliard à demandé combien de foyers seraient touchés dans notre arrondissement et à quelle hauteur précisément :

« Nous voudrions connaitre la répartition des foyers qui seraient touchés par une augmentation de leur surloyer en fonction des catégories de financement des logements (PLAI, PLUS ou PLS) auxquelles ils appartiennent.  

Car la situation d’une personne seule avec 1 300 euros par mois et 100 euros de surloyer n’est pas comparable à la situation d’un couple avec deux enfants avec 5 000 euros par mois et 200 euros de surloyer.  Sans intégrer ces différences, moduler n’est pas toujours juste et équitable socialement, et cela introduit une inégalité entre les résidents du parc social. »

II a ensuite rappelé que les écologistes défendent le surloyer !

« C’est un mécanisme qui introduit un peu plus d’égalité au sein du parc social, c’est un effort de solidarité de personnes qui disposent de plus de ressources qu’elles n’en ont légalement le droit pour prétendre au logement social. 

Nous acceptons le fait que des foyers avec parfois de très hauts revenus continuent de bénéficier du parc social. Mais il est juste qu’ils participent à la  hauteur  de leurs moyens à la solidarité.

D’autant plus que le niveau de loyer reste inférieur à celui du prix du marché locatif privé.

 Cette différence de coût, qui continue de rendre le parc social plus attractif que le parc privé, incite à penser que la mixité sociale ne se résume pas à la variable loyer. le contexte urbain, la qualité des logements, la qualité de vie du quartier – avec par exemple la présence d’espaces verts et le maintien d’un haut niveau de services publics de proximité dans les îlots concernés, sont bien évidemment à prendre en compte dans une politique visant à la mixité sociale.

Pour conclure, la loi égalité citoyenneté permettant plus de solidarité et d’égalité au sein du parc social nous parait aller dans le bon sens. En l’attente des éléments qui devraient nous être donnés, et des discussions à mener avec l’exécutif, nous voterons contre cette proposition. »

C’est dans ce même esprit d’équité sociale et d’apaisement au sein d’un arrondissement très concentré que Joëlle Morel s’est prononcée sur la construction de nouveau logements sociaux. S’ il est évident que la ville de Paris manque de logements et plus encore de logements sociaux, leur construction ne doit pas se faire à tout prix ! La concentration extrême de logements ne saurait être acceptable et amènera sans aucun doute de nombreuses tensions.

Concernant la Délibération  DLH 377  prévoyant la construction d’un immeuble  au 127 rue du chemin vert, (niveau 106 av de la République), Mme Joëlle Morel à exprimé le désaccord des élu-e-s Eelv :

En effet, Il est prévu que cet immeuble accueille 23 logements et une crèche multi  accueil de 44 places. Toutefois, situé  au cœur d’un ilot  déjà  bien dense, à quelques  centaine de mètres  de la parcelle du TEP de Ménilmontant, cette construction densifiera fortement le quartier.

« Là encore en tant qu’élue aux espaces verts et à la biodiversité, je ne peux que regretter que  ce morceau de parcelle, au 127 rue du Chemin vert,  occupé actuellement par   18 boxes de parking ne soit pas  récupéré pour créer un espace vert supplémentaire pour les habitants de ce quartier.

Lors du dernier conseil de quartier Belleville Saint Maur, un groupe  important de propriétaires  de la parcelle du 127 rue du Chemin vert s’est déplacé pour exprimer ses craintes vis-à-vis de ce projet.

La plupart  des interventions  de ces personnes venaient  dénoncer l’absence d’information,  l’absence de processus  de concertation avec  la ville, et plus encore le mensonge du promoteur immobilier  qui avait omis  de les informer  de la construction en fond de parcelle  de ce nouvel immeuble.

Le groupe écologiste  demande que des réunions régulières  au sein de notre conseil municipal soient programmées pour que l’ensemble des élus puissent prendre connaissance  de l’avancement  des projets urbains de  notre arrondissement. 

En attendant  le calendrier de ces réunions, le groupe écologiste  s’abstiendra  sur cette délibération. »

Joëlle Morel a également exprimé l’opposition des élu-e-s Eelv a un autre projet de construction de logement sociaux  (DLH 327   construction Vaucouleurs / Morand).

« Ce soir, nous avons plusieurs  délibérations concernant  la construction de logements sociaux dans notre arrondissement. Le groupe écologiste  s’associe à  la plupart de ces délibérations qui permettront  d’atteindre progressivement le taux de logements  sociaux requis par la loi dans notre arrondissement.

Toutefois le groupe écologiste ne s’associe pas à  la délibération DLH 327 qui  propose  un programme de construction  neuve de 17 logements supplémentaires situé à la fois  au 5 bis rue Vaucouleurs / rue Morand, au cœur du quartier Fontaine au Roi.

Cette construction se situe dans le quartier politique de la ville, qui accueille  déjà un très grand nombre de logements  sociaux. Régulièrement  la densification exceptionnelle de ce quartier est rappelée et est source de  problèmes que nous déplorons  unanimement.

Continuellement nous dénonçons le fait que ce quartier  qui  accueille plus de 27000 habitants  sur une superficie  de 37 hectares ne possède qu’un petit square de  1750 M2 ! Comme nous le savons tous ici, le square Jules Verne est très souvent sur-occupé et les agents de la DEVE  le décrivent comme un square sur- peuplé !

La construction d’un nouveau bâtiment au cœur d’un ilot qui comprend déjà 60 logements sociaux est  une grave erreur  qui provoquera des tensions supplémentaires dans un quartier qui a besoin d’apaisement. 

De plus avec la société HSF déclare que les 200 m2 de toits ne permettront pas de développer un projet d’agriculture urbaine.

Avons-nous mesuré les conséquences sociales et environnementales de ce projet sur la qualité de vie  des habitants de ce quartier 

Non, la ville de Paris  ne peut pas apporter une aide de 713 mille euros pour construire  17 logements à l’heure ou les parisiens et les parisiennes, par tous les moyens demandent  plus de végétalisation !! »

Suite aux débats déclenchés par ces prises de position, Pierre Japhet a tenu à rappeler que les écologistes ne pouvaient pas se satisfaire d’une politique du logement qui donnerait à choisir entre le logement et la qualité de vie, soit à cause d’une densification extrême, soit à cause d’un éloignement contraint. Il a rappelé qu’il y avait à Paris plus de 100 000 logements vacants, des millions de mètres carrés de bureaux inoccupés. Il y a donc là un gisement de logement totalement inexploité.

Joëlle Morel a également souhaité dire quelques mots sur la Signature d’une convention d’occupation  et d’usage pour la gestion d’un jardin collectif.

« Afin d’associer  étroitement les riverains à la transformation  de la parcelle Truillot en un jardin public  en 2018, j’ai souhaité impulser  dès que j’ai été élue, un réel processus de travail dans l’objectif  d’apprendre  ce que je nomme «  le faire ensemble ».

Ainsi un jardin partagé éphémère a été mis en place sur la parcelle mise à Disposition  et aménagée par la Direction des espaces verts  et la Direction Jeunesse et Sports.

Le jardin a bien évolué pendant tout l’été et cet automne, accueillant toujours plus d’adhérents et de sympathisants, de l’ordre d’une centaine de personnes aujourd’hui.

En raison des travaux qui vont débuter, le jardin partagé éphémère sera installé, de manière provisoire, dans le square des Moines de  Tibhirine,  au pied de l’église Saint Ambroise sur un superficie de 150m2.

Déterminée et dynamique, cette association poursuivra deux axes de travail  que j’ai plaisir à vous rapporter :

  • la pédagogie et la transmission des savoirs d’une part,
  • et la solidarité et le lien social d’autre part.

 L’idée est de créer collectivement un lieu de verdure, de convivialité et de bien être .

Leur devise « un jardin éducatif qui prend soin des autres ». 

La belle aventure du jardin partagé se poursuit donc, de manière éphémère devant l’église pour réintégrer le jardin  en 2018. Cette association est  aujourd’hui  un interlocuteur incontournable dans le fonctionnement du futur jardin public Truillot.

Je profite de cette délibération  pour ajouter une proposition qui facilitera l’appropriation  du futur jardin par l’ensemble des habitants :  

  • Je souhaite que nous puissions, avec l’aide des services, organiser des visites de chantier.
  • Nous pourrions également, avec l’aide des riverains organiser des expositions sur les panneaux extérieurs du chantier.

 Nous avons la chance de vivre cette transformation urbaine  positive alors donnons nous la capacité d’y associer  les riverains pour les rendre acteurs et actrices  de la création de ce nouvel espace vert de 5000m2, symbolique de notre mandature ! »

Enfin Pierre Japhet a voulu souligner le développement de l’usage du vélo au sein du 11éme arrondissement qui se concrétise un peu plus par la Subventions (70.000 euros) et conventions avec 2 associations portant des projets de ressourceries du vélo.

« Le développement de la pratique du vélo passe bien évidemment par la réalisation d’aménagements cyclables de qualité, comme ceux que prévoit le plan vélo de la Ville. Mais cela ne peut se faire sans le développement de l’offre de services autour du vélo, et notamment des services de réparation et d’entretien. C’est pourquoi je me réjouis de l’arrivée de ce nouvel atelier dans le 11e.

Je voudrais aussi rassurer les réparateurs professionnels qui pourraient voir dans cette nouvelle offre associative une forme de concurrence déloyale : elle ne s’adresse ni au même public, ni au même besoin. Les ateliers d’autoréparation s’adressent aux personnes qui souhaitent apprendre à réparer par eux-mêmes, et non bénéficier d’un service à faible coût. De plus notre arrondissement est suffisamment grand pour accueillir plusieurs offres de ce type, qui doit être un service de proximité. »

 

 

 

 

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