Le Conseil d’arrondissement du 24 Octobre 2016

 

Lors du Conseil d’arrondissement du 24 Octobre 2016, Joelle Morel s’est exprimée au sujet de  la sous station Voltaire au  14 avenue Parmentier.

Nous sommes le seul groupe politique  à désapprouver le choix de signer avec  Etoile cinéma un bail emphytéotique d’une durée de 40 ans !

Situé au cœur  du 11ème, à proximité de la Mairie, le 14 avenue Parmentier est un lieu exceptionnel  par sa richesse architecturale et par son volume .

Ce qui nous a été proposé dans la délibération du 24 Octobre 2016, c’est une activité commerciale.

Nous estimons  que le 11ème arrondissement  a besoin  de garder  son patrimoine, qui est très réduit. Nous estimons que le 11eme arrondissement a la capacité avec l’énergie de ses habitants de créer des lieux  novateurs, inédits, des lieux  solidaires  et écologiques

En septembre 2015 les élu-es écologistes avaient exprimés différents souhaits :

  • maintien du volume actuel et sobriété des travaux.
  • préservation du verger installé sur le toit qui doit devenir accessible au public.
  • réalisation de séances de cinéma   programmées et organisées par des habitants du quartier
  • promotions et expérimentation des  innovations de la ville écologique  d’aujourd’hui et de demain : agriculture urbaine, économie circulaire, aquaponie, architecture post carbone ….
  • ouverture du lieu assurée par une gestion publique et associative

Des expériences  culturelles,  expérimentales  y ont été menées pendant plusieurs années. Le rôle de notre équipe municipale était  de faire le bilan  de ces années afin de mieux soutenir l’appropriation  du 14 avenue Parmentier par les habitants  et non  de brader ce bâtiment à une société privée.

Car  l’absence de salle à la disposition des habitants du 11ème pour qu’ils puissent  se réunir est un obstacle au « Vivre ensemble ».  En effet, Le 11ème arrondissement est très dense. De plus, Les habitant expriment régulièrement leur volonté d’avoir accès à des espaces de partage (une  cuisine  collective, une salle de projection, des espaces de trocs…).

Ces demandes s’expriment depuis plus de 20 ans. Cette délibération ne les entend pas : elle préfère laisser à une activité commerciale une opportunité rare dans le 11ème.

La délibération de ce soir prend acte de l’incapacité de notre municipalité à porter un projet public et associatif  innovant pour le 14 avenue Parmentier.

Le groupe écologiste regrette ce choix et votera donc contre cette délibération.

 

Sur un sujet similaire Pierre Japhet a pris la parole concernant le vote de la cession de deux immeubles dans le 11ème arrondissement :

Les élu.e.s écologistes sont critiques d’une politique qui consiste à vendre et donc à privatiser le patrimoine municipal. En faisant cela la Ville fait rentrer des sommes importantes dans ses caisses, mais sur le long-terme elle se prive non seulement d’une source de revenus constants mais aussi et surtout de marges de manœuvre en matière d’urbanisme, dans un territoire parisien fortement contraint.

Cette critique générale doit évidemment être modérée par le fait qu’en face de cette politique de cession foncière s’inscrit aussi une politique d’acquisition foncière, au service notamment du logement social. Je voudrais en profiter pour rappeler quelques chiffres importants du budget 2016 :

– Le compte foncier 2016 prévoit 271,253 millions d’euros de recettes foncières, dont 200 millions d’euros de cession (le reste : 25,75M pour protocole foncier des Halles et 45,5M de crédits techniques)

– En face de ces recettes, dans la colonne des dépenses, on trouve 238,14 millions d’euros d’achats fonciers dont 142 millions pour le logement social (+ 2 M€ par rapport à 2015) et 50 pour des emprises destinées à de nouveaux équipements (le reste – 45,5 M€ – sont les crédits techniques).

Donc en fait la valeur du patrimoine dont la ville se sépare en 2016 c’est seulement la différence entre ces 2 montants, soit 33 millions d’euros, qu’il faut comparer à la valeur totale du patrimoine foncier de la ville de Paris, qui s’élève, selon la Chambre Régionale des Comptes à la somme colossale de 23 milliards d’euros. Donc la ville cède cette année 1,4 millième de son patrimoine.

Pour en venir au cas particulier de ces 2 cessions, Pierre Japhet à ensuite exprimé 2 remarques  spécifiques :

– La première remarque concerne le prix de cession de l’immeuble de la rue Léon Frot. En effet la ville propose d’accepter une offre à 8,508 M€ qui est 18% plus élevée que l’estimation réalisée par France Domaine 75 qui était de 7,2M€. On peut s’étonner que la Ville contribue ainsi à faire monter les prix de l’immobilier commercial et participe donc ainsi à la spéculation immobilière. On ne peut pas faire ça d’un côté, et de l’autre déplorer que l’immobilier parisien soit de plus en plus cher. C’est une attitude pour le moins schizophrénique ;

– La 2e remarque est que ces immeubles commerciaux aurait pu servir la politique municipale de soutien  aux entreprises innovantes ou à l’artisanat et aux métiers d’art ; on nous dit que cette alternative n’a été jugée ni opportune ni réaliste, mais sans nous donner aucun éléments objectifs qui nous permettent de juger par nous-mêmes de la pertinence de cette décision. En conséquence nous nous abstenons.

 

David Belliard s’est également exprimé concernant le renouvellement des la Charte parisienne de téléphonie mobile.

Paris s’est lancée depuis 2003 dans une démarche volontariste avec la mise en place d’une charte sur la téléphonie mobile, signée par les opérateurs, et leur fixant des normes plus contraignantes que celles adoptées par l’Etat. Cette charte doit être renouvelée à partir du 13 décembre prochain.

La lutte contre les pollutions électromagnétiques est extrêmement importante.

L’électrosensibilité, qui touche nombreux de nos concitoyens, peut avoir des conséquences graves et très pénalisantes. En effet, L’OMS classe depuis 2011 les ondes électromagnétiques comme des cancérigènes possibles. De plus, depuis 2015, la loi relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques, dites loi Abeille, impose le principe de précaution.

Dans notre arrondissement, l’installation d’une antenne relais au 104 avenue de la république, provoque, à juste titre, des inquiétudes et l’opposition de nombreuses et nombreux riverains. Certains ayant vu leur santé affectée par l’installation d’une antenne.

Le contexte technologique change : la croissance exponentielle des volumes d’informations échangés, le déploiement de la 4G, suivi bientôt par la 5G, mais aussi les évolutions des technologies d’émission nous obligent à renforcer nos objectifs de négociations avec les opérateurs pour cette nouvelle charte de la téléphonie mobile en faveur de la santé des parisiennes et des parisiens.

Dans la suite du travail que nous avons mené depuis des années, qui s’est traduit dans cette mandature par le vote d’une délibération en mai dernier pour la création d’OndesParis, nous proposons ici 14 points / objectifs. Ils concernent bien sur une vielle demande concernant le seuil maximal d’exposition unique et égal à 0,6V/m, mais aussi l’amélioration de l’information des riverains, ainsi que les modes de mesures, mais encore sur les moyens de contrôle.

M. Le Maire a également répondu à une question de l’opposition sur l’avancement du projet de piste cyclable du Boulevard Voltaire :

« Nous avons été un peu surpris par votre question puisque ce sujet a déjà été abordé lors du précédent conseil d’arrondissement, suite à la question d’un habitant suivie par une question de M. Saint Etienne, précisément sur le coût du projet. Je vous invite à relire le compte-rendu du précédent conseil. Mais puisque vous le souhaitez, je vais répondre à vos questions et donc répétez en substance ce que j’ai déjà dit il y a un mois. Et bien sûr je me réjouis de l’intérêt que vous manifestez pour ce projet. Vous le savez c’est l’un des projets majeurs de cette mandature à l’échelle de l’arrondissement, au même titre que le réaménagement du Boulevard de Belleville.

  • Quel est le coût prévisionnel de ce projet ?

L’enveloppe initiale de ce projet était de 7 millions d’euros. Lors des études qui ont été menées en 2015, la direction de la voirie a proposé un scénario astucieux qui devait permettre de mutualiser la construction de la piste cyclable et la mise aux normes pompiers puisque dans ce scénario c’était la nouvelle piste cyclable qui devait servir de piste pompier. Par conséquent, il n’était pas nécessaire dans ce scénario de reprendre les trottoirs existants, ce qui économisait 2 millions d’euros de travaux, et en faisait le scénario le moins cher à 4,5 millions d’euros. Le scénario alternatif, consistant à construire une piste sur chaussée avec séparateur, ne permettant pas de faire cette économie, était estimé à 1 million supplémentaire (5,5 millions d’euros revu à 5 millions d’euros en raison des résultats des prélèvements amiante). Ce sont les 2 scénarios qui ont été présentés lors de la réunion publique du 10 février. Malheureusement, en juillet, les Pompiers de Paris ont informé la direction de la voirie qu’il n’acceptait cette solution. Ce qui veut dire qu’il faudra reprendre les trottoirs, ce qui fait donc remonter le coût du projet à 6,5 millions d’euros. Il ne s’agit pas d’un dérapage, il s’agit d’une économie qui n’a pas pu être réalisée.

  • Quel est le calendrier de ce projet en terme d’autorisations, d’études et de travaux ?

Je peux difficilement vous annoncer un calendrier aujourd’hui puisque comme je l’ai indiqué au dernier conseil, nous attendons la décision de l’Hôtel de Ville. Nous espérons évidemment que cette décision interviendra rapidement pour ne pas retarder davantage le projet. Il y a 2 scénarios possibles :

  • Si le projet est validé, ce que nous espérons, les travaux pourront commencer dans un délai de 1 ou 2 mois, le temps nécessaire pour préparer le chantier
  • Sinon, il faudra réétudier des scénarios alternatifs, ce qui rajoutera un délai supplémentaire de 4 à 6 mois environ.
  • Dans tous les cas les travaux seront réalisés par tranches de 300 mètres, au rythme de 150 mètres par mois. Soit 20 mois de travaux au total.
  • Quel sont les concertations avec la population envisagées par la Mairie du XIe ?

Une consultation internet a eu lieu au niveau parisien entre fin 2014 et début 2015 dans le cadre du plan vélo. Le projet du boulevard Voltaire a été présenté lors d’un comité vélo d’arrondissement en septembre 2015, il a été présenté aux conseils de quartier et aux associations vélos en janvier 2016, et en comité vélo parisien en février 2016. Deux réunions publiques ont été organisées : l’une avec les habitants le 10 février 2016, et une autre avec les associations de commerçants au printemps dernier. Si le projet est inchangé, la concertation a eu lieu. En revanche la communication sur le projet se poursuivra pendant le chantier comme cela a été indiqué lors de la réunion publique :

  • Affichage sur chantier par phase
  • Plan complet affiché en Mairie du 11ème
  • Information sur Paris.fr et sur le site de la Mairie du 11ème
  • Pour toute question ou remarque :
    • Rubrique « Contact » sur le site de la Mairie du 11e
    • Cahier de doléances à l’accueil de la Mairie du 11e

Evidemment si le projet était modifié, il serait représenté et débattu en réunion publique avec les habitants et les commerçants. »

 

 

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